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Magelitin, c'est nous 4.
C'est mon homme que j'aime, c'est mon poussin d'amour, c'est notre petite ange, et c'est toi un jour...
Notre chemin vers le bonheur sera long, mais quand nous y parviendrons, ce sera si bon...
Un homme , une femme, et l'amour, beaucoup d'amour, et quelques années plus
tard, quelques mois parfois, l'équation donne un enfant, leur enfant.
Seulement l'équation parfois, n'est pas aussi simple, déjà parce que dans certains cas, le couple n'est pas toujours hétéro, et dans les couples qui le sont là ou madame ne peut porter la vie, les
choses se compliquent...
Porter la vie, avoir un enfant, les femmes ont été conditionnées à ce rôle, elles espèrent toutes devenir mère un jour, parce qu'aprés tout , quand on a rencontré l'amour, le vrai, celui qui nous
fait battre le coeur à tout rompre, il parait évident que c'est avec lui que nous construisions notre famille.
Evidemment quand on est amoureux rien n'est impossible, et certainement pas de devenir parents.
Et pourtant...
Les chiffres sont là, statistiques, médias, aujourd'hui, nous sommes montrées du doigts, nous les femmes qui ne pouvons pas avoir d'enfants, sommes perdues.
Perdues, avec notre moitié, à la recherche de cette "solution", celle qui nous permettra de devenir parents, d'élever cet enfant, et l'aimer...
Toutes le solutions sont bonnes à prendre, le désespoir, la peine, et tout l'amour que nous avons à donner, nous poussent à la réflexion,
Il y a un tas de choix qui s'offrent à nous, mais certains sont lourds à porter, physiquement, moralement, éthiquement, financièrement...Mais nous sommes prêts à tout.
D'abord, le parcours PMA, avec son lot d'examens, d'injections, d'échographies, de contrôles, de douleurs, d'incertitudes, et parfois d'échecs, de complications,
Attendre ,attendre encore, un cycle, un résultat de prise de sang, son tour aux consultations,les échographies et puis se poser des questions, enceinte? pas enceinte? les espoirs mélés aux
doutes, pour se solder par un échec, un autre, se relever, et recommencer, encore et toujours.
Persévérences, souffrances, frais médicaux lourds, doutes, découragement, et abandon....
L'"histoire" PMA s'arrêtera là...
Ensuite, et même si on sait que c'est interdit ici en france, certains vont sauter le pas, celui de la mère porteuse.
Recherches infinies, contacts en tout genre, les abus de ceux et celles qui pensent pouvoir nous venir en aide tout est permis sous prétexte que plus rien ne compte, pas d'avenir, pas de
chances...celle là, la seule..
Il n'y a plus de règles, plus de limites, juste celle du compte en banque, de nouveau, la peur, que ça ne marche pas, que la filiation ne soit pas claire avec la mère, que les démarches
administratives durent encore et encore, que les moyens financiers ne suivent plus eux non plus, que la mère porteuse nous lache, avec cet enfant, notre enfant au creux de son ventre.
Et puis il y a ceux qui se lanceront dans les projets dits "légaux", celui de l'adoption, tout aussi périeuse et emplie de doutes, de peurs, de l'échec à nouveau.
Il y a d'abord toute la partie "agrément" où quand on commence on s'imagine d'abord que ce sera insurmontable.
il y a ensuite, au fil des rendez vous une certaine "maitrise du truc", on prend confiance petit à petit, de rendez vous en rendez vous, toujours en surveillant ce qu'on dit, de peur d'être mal
compris et surtout mal jugé, on se dit qu'aprés tout c'est pas si compliqué.Il y a parfois les piqures de rappel "attention c'est pas si simple, et votre parcours n'est pas anodin"
Puis aprés ces rendez vous, le passage en commission devant le conseil de famille, qui jugera si oui ou non, nous ferions de bons parents.
C'est évident, nous serons des bons parents, avec tout l'amour qu'on a à donner.
Mais l'amour ne fait pas tout.
Il y a aussi l'état d'esprit des "candidats"
il y a leur idée qu'ils se font du parcours (les difficultés notamment)
leur équilibre psycologique, qui doit être irréprochable.
Et puis il ya leur histoire en général.
Aprés la commission, c'est l'ouverture du "monde de l'adoption"
un monde immense, sans fond, on s'y perd trés vite.
Il y a une multitude d'associations, d'organismes auxquels s'adresser, toujours justifier sa demande;Les multiplier.
Et puis la peur, de l'échec, des jours qui passent sans rien,sans une réponse, sans un courrier.
les allers retours à la boite aux lettres, épier le pasage du facteur, au cas où il oublirait de déposer les lettres tant attendues, qui n'arrivent jamais.
Dans tous les cas, nous celles qui sont "dans l'incapacité" de donner un enfant à leur moitié, se retrouvent prises dans une spirale infernale.
Celle qui ne termine jamais, celle qui nous rappelle à quel point on peut se sentir inutile
Celle qui nous fatigue de se battre jour aprés jour.
Celle qui nous fait nous relever à chaque fois pour lui, pour nous aussi.
Celle qui nous fait baisser les bras, les chiffres sur le compte en banque, l'égo...
Un homme une femme, l'amour, le grand amour, celui qui dure toujours.Avec c'est certain, un enfant, des enfants peut-être aussi.
Mais parfois, quand l'amour ne suffit pas pour l'avoir cet enfant, on est prêt à tout....
Dépenses, physiques,mentales, financières.
C'est le prix à payer....