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Magelitin, c'est nous 4.
C'est mon homme que j'aime, c'est mon poussin d'amour, c'est notre petite ange, et c'est toi un jour...
Notre chemin vers le bonheur sera long, mais quand nous y parviendrons, ce sera si bon...
J'aurai pu faire une rubrique encore différente sur ce blog, une rubrique que
j'aurai pu appeler "sans toi..." contrairement à celle que j'ai créée à l'intention de celui ou celle qui viendra aggrandir notre famille.
Cette rubrique que je lui consacre, j'espère un jour pouvoir la lire avec lui ou elle, et lui montrerai à quel point il ou elle était attendu(e), quels étaient nos états d'eprit à chaque
étape.
Pour toi, c'est différent, parce que jamais je ne pourrai partager quoi que ce soit avec toi, et parce que tout ce que nous vivons j'espère que quelque part ces choses tu les vois.
Alors à quoi cela servirait d'écrire des lignes sur "ma vie sans toi", "mes souvenirs sans toi", "mes grands moments sans toi", "mes doutes sans toi"...Ca ne rimerait à rien...
Un an, lundi que tout est fini...
A l'heure où nous devrions te souhaiter un bon anniversaire, te mitrailler de photos déclanchant un flash toutes les 10 secondes, nous émerveiller de tes premiers pas, rester tout choses devant tes
premières syllabes, nous sommes confrontés au vide, à l'absence, au silence...
Les seuls flashes auquels j'assiste ne sont pas ceux d'un appareil, ils sont des flash back, ceux qui me rappellent les larmes, la salle toute petite ou je me vide de larmes , de sang et bientôt de
toi, des flashes de la réa, des sensations de l'étouffement à mon réveil , cette impatience à te voir enfin, la peur aussi de te voir, les odeurs, mes sensations, un an comme si c'était hier...
Je me souviens des premières crises d'angoisses, mes soirées dans cette chambre vide,les douleurs, les vertiges.
Je me souviens de cette peur, quasi permanente de ce moment où j'allais te voir, des questions de quentin qui t'attendait, aujourd'hui encore, quand il parle de toi, ça me fait toujours aussi
mal.
Je me souviens de ce jour où nous avons procédé à tes obsèques,ce jour où je me suis émerveillée devant toi, comme toutes les mères devant leur nouveau né, le regret de ne pas t'avoir embrassé ni
pris dans mes bras, juste une caresse en guise d'adieu.
Je me souviens aussi de papinou au pied de mon lit, le regard dans le vague, sans mot dire, juste la peur de m'avoir perdue.
Je me souviens qu'il était là à côté de moi, me disant "marie, il faut partir maintenant", les larmes aux yeux, les premières en 8 ans...
Voilà, ce seront les euls souvenirs que j'aurai de toi, on dit que le temps fait son oeuvre, mais je n'oublierai jamais chaque détail.
Un an, que le temps passe, un an....que je pense à toi chaque jour qui passe, des larmes aux sourires...De ton nuage, j'espère seulement que tu nous voit; que tu nous entends, et qu'avec papi vouv
vous soyez retrouvés...